MARTIN HIRSCH ET LES RETRAITES

Monsieur Martin HIRSCH qui s'est fait une réputation d'homme de gauche, voire de socialiste et de progressiste, ce qui ne l'a d'ailleurs pas empêché d'occuper plusieurs hautes fonctions dans le gouvernement SARKOZY-FILLON et notamment celles de Haut-Commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse , s'en est pris aux personnes âgées lors d'une émission diffusée en juiullet 2010 sur France-Inter .

Monsieur HIRSCH a en effet stigmatisé une société vieillissante, donc conservatrice et a proposé de :

"Refaire le suffrage censitaire et donner deux voix aux jeunes quand les vieux n'en ont qu'une.

Il faut donner autant de voix qu'on a d'espérance de vie...quelqu'un qui a quarante ans devant lui aurait quarante voix quand celui qui n' a plus que cinq ans devant lui ne devrait avoir que cinq voix".

Le régime censitaire de la restauration et de la Monarchie de Juillet avait une autre finalité et réservait le droit de vote et d'éligibilité aux citoyens mâles payant des impôts, c'est-à-dire les taxes foncières et mobilières les plus élevées, en privant de tout pouvoir politique et démocratique la majorité des citoyens de notre pays.

Bien entendu ce suffrage censitaire fut battu en brèche par la seconde république et après le second Empire et nous avons depuis retrouvé le suffrage universel.

Mais rappelons-nous que plus récemment certains régimes fascistes européens avaint aussi institué une sorte de suffrage censitaire qui donnait plus de voix aux familles avec enfants qu'aux célibataires ou couples sans enfants.

En conclusion il est quand même surprenant qu'un haut fonctionnaire et homme politique, qui plus est joue les donneurs de leçons alors qu'il vient de se faire nommer à la tête d'une Agence qu'il a créée alors qu'il était au gouvernement et donc payé par les deniers publics, propose une mesure tendant à limiter l'influence politique des 15 millions de retraités qui, par le biais des impôts et cotisations sociales versés assurent, pour une part, le financement des aides à l'enfance, de l'éducation et de la formation professionnelle des jeunes.

Les retraités ne se laisseront pas priver de leur droit légitime politique à peser sur l'orientation politique du pays.

Source  : Association des Retraités du Ministère du Travail